Brèves

Justice

Affaire des minotiers: c’est reparti!

L’audience dans l’affaire des minotiers (APM) est prévue pour ce début du mois de février. Sebti, condamné à 3 ans de prison ferme dans une autre affaire (Cerelex), fera appel.

L’action en justice contre les dirigeants de l’APM et de Cerelex reprend de plus belle. Un seul nom, parmi une trentaine impliquée, retient toutes les attentions: Ghali Sebti. Cet homme, voué auparavant à un avenir des plus radieux, doit maintenant croiser les doigts en attendant l’issue de ses démêlés avec la justice.

Ghali Sebti est l’exemple type de ces hommes victimes de leur succès. Président de l’Association des minotiers (1996-2000), à une époque marquée par un tournant historique de la filière céréalière sur laquelle allait souffler le vent de la libéralisation (1996), Ghali Sebti, profitant des opportunités d’affaires induites par la libéralisation, va connaître une ascension fulgurante que presque rien ne pouvait stopper. Seulement, le vent n’a pas tourné en sa faveur. Au beau milieu des années 90, le Maroc, pour éviter de nouvelles émeutes de pain, annonce la libéralisation de l’importation du blé. Avant qu’un mandat d’arrêt contre lui ne soit émis pour abus de pouvoir et détournement de la subvention de l’Etat, Sebti fuit le territoire national en direction de l’Espagne. «La période était un peu trouble marquée par la mort de feu Hassan II. Craignant qu’il ne fasse l’objet d’un règlement de compte politique, mon client a jugé bon de partir», rappelle Me Bouchaib Kerroumi, avocat de Sebti. L’affaire, qui ne sera déterrée qu’en 2008, est actuellement devant la Cour d’assises de Casablanca (premier degré), sa prochaine audience est prévue en ce début du mois de février. Me Kerroumi estime que l’enjeu ne dépasse guère les 19 millions de dirhams. En revanche, l’enjeu dans l’affaire Cerelex est beaucoup plus important. Décembre 2009, la justice condamne Sebti, pour délits de change et transfert illégal d’argent à l’étranger, à 3 ans de prison ferme et une amende de plus d’un milliard de DH à payer solidairement avec ses ex-associés. L’avocat de Sebti annonce qu’il va faire appel, espérant «obtenir au pire des cas une peine de prison avec sursis».

Hôtellerie

La ronde des enseignes

Dorénavant, ce n’est plus l’enseigne de Sofitel (groupe Accor) que vous verrez sur l’hôtel Marina Smir. Ce célèbre établissement du Rif est passé depuis janvier dans le giron du groupe espagnol Barcelo et en portera sa plus prestigieuse marque, Barcelo Premium. Le Marina Smir était géré par Accor pour le compte du groupe Omar Kabbaj. Le contrat de gestion arrivant à son terme (fin 2009), les deux parties n’ont pas souhaité le renouveler. Et pour cause, avec une activité très saisonnière, tournée sur une clientèle principalement marocaine, l’ex-Sofitel Marina Smir est devenu de moins en moins rentable. Il faut dire que la saisonnalité y est pour quelque chose même s’il s’agit d’une des stations balnéaires les plus huppées du Maroc. Pis encore en cette période ou le mois de Ramadan se situe en plein pic estival. «La séparation s’est faite en  bonne intelligence», insiste Marc Thépot, PDG de Accor Maroc. «D’ailleurs, nous avons décidé de rester en place jusqu’à ce que la nouvelle enseigne puisse s’installer», ajoute-t-il. Par ailleurs, Accor compte ouvrir près d’une trentaine d’unités d’ici 2012.

Enquête

Ménages, avez-vous le moral ?

Le HCP lance un indice de mesure du moral des ménages. Judicieux et instructif, il servira de base aux différentes politiques sociales du gouvernement.


Lahlimi retrousse ses manches à nouveau. Et son prochain coup médiatique, c’est l’annonce des résultats de l’enquête menée sur plus 100.000 ménages (rien que ça) pour sonder leur moral. Cela fait deux ans que les enquêtes préliminaires ont été lancées mais ne seront dévoilées que début février. Pour quoi un tel écart? Lahlimi l’explique par le fait qu’une étude menée sur la durée débouche sur des appréciations scientifiques.
Au-delà des premiers résultats, ce que le HCP propose c’est de livrer trimestriellement une sorte d’indice sur le moral des ménages, un peu comme on sonde celui des patrons. Une sorte de baromètre social qui servirait de base tant au gouvernement pour l’orientation de ces stratégies qu’à la sphère professionnelle privée au niveau commercial et entrepreunarial.
L’intérêt pour le Gouvernement est de pouvoir mener une politique de soutien et d’aides aux couches les plus défavorisées d’une manière beaucoup plus ciblée, sur la base notamment de la carte de la pauvreté élaborée en 2007 et nettement plus affinée aujourd’hui permettant d’aller dans les douars ou les quartiers les plus reculés. Après avoir déterminé leurs revenus, et leur classe sociale, il était temps que l’onse soucie enfin de leurs attentes.

La Banque maghrébine lancée

La Banque maghrébine d’investissement et du Commerce extérieur, un projet qui date de quatre ans déjà, serait en passe de voir le jour. La décision a été prise lors du 29e conseil des ministres des Affaires étrangères des pays de l’UMA, tenu à fin décembre dernier à Tripoli. «Le Conseil a réussi à régler dans un cadre serein l’épineux problème de la Banque maghrébine d’investissement. Cette future institution dont le siège est à Tunis sera lancée dans les prochaines semaines», estime le Secrétaire du comité populaire général libyen des relations extérieures et de la coopération internationale.

Le prix du médicament enfin réglementé

Un autre pas vient d’être franchi dans la réglementation de la commercialisation des médicaments. Deux commissions ont été mises en place à cet effet. Il s’agit d’abord de la commission des prix qui sera chargée de l’examen des prix des médicaments par un corps collégial. Elle examinera également les demandes de révision des prix venant de l’administration et des industriels. Cette commission devrait englober dans ces membres des représentants du ministère de l’Agriculture, des Affaires économiques et générales ainsi que les représentants de la Cnops et de la Cnss. La deuxième commission est chargée des autorisations de mise sur le marché. Elle devra donner son avis sur plusieurs domaines comme l’intérêt thérapeutique, l’efficacité et l’innocuité du médicament en vue de la mise sur le marché. Elle devra également se prononcer sur le service médical rendu du médicament et le classement de son intérêt thérapeutique par rapport aux autres médicaments de la même classe.

 

Recherche des articles

  • Rechercher
  • En kiosque

     

    Sondage

    Comment jugez-vous le graphisme et le contenu?
     

    Ceux qui sont en ligne

    Nous avons 9 invités en ligne