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Jamais sans Mes cours de soutien!

Rattrapage ou encore mise à niveau, les écoles pour cours de soutien sont ouvertes toute l’année. Même en été, pour ceux qui ont raté leurs examens, des sessions spéciales sont proprosées.

Plus de distinction. Aujourd’hui les mauvais, comme les bons élèves, passent tous par la case cours de soutien. Une condition devenue quasi-indispensable pour réussir les examens du baccalauréat. Si auparavant ces cours étaient destinés aux élèves les moins performants, aujourd’hui, la pratique s’est étendue. Un réel besoin ou une forme déguisée de chantage élève-professeur? Car rappelons-nous, il y a quelques années, les cours de mise à niveau étaient principalement effectués à domicile par ces mêmes professeurs que les élèves avaient en classe.
Mais aujourd’hui les programmes étant de plus en plus denses, et la pression exercée sur les élèves tellement importante, la demande s’est littéralement envolée. A telle enseigne que les écoles privées, se sont emparées du marché créant le boom des cours du soir. Un business fort juteux pour toutes les parties, sauf peut-être pour les parents qui sont disposés à débourser de véritables petites fortunes pour voir leurs enfants réussir. Les professeurs s’en tirent, en revanche à bon compte car il s’agit d’une source de revenus non négligeable, puisque l’heure de cours, en fonction de l’établissement tourne autour de 400 DH TTC.
Les écoles, elles, remportent le pactole. Une inscription aux cours du soir, démarre autour de 800 DH/mois. Tout un business, lorsque l’on sait que les écoles n’hésitent pas à surcharger les classes d’effectifs. A part quelques unes qui respectent encore quelques soucis d’éthique, telle que la Pléiade, qui limite les cours de soutien à ses propres élèves avec des groupes ne dépassant pas 20 étudiants. «Suite à la demande pressante des parents, nous organisons des séances surtout pour nos élèves. Les externes ne sont admis que par recommandation. Et en cas de manque de rigueur, nous n’hésitons pas à élaguer», explique la direction du lycée la Pléiade.
Si les cours de rattrapage pour les élèves issus du système bilingue cartonnent, les établissements se ruent actuellement sur les programmes des missions étrangères, surtout françaises, pour lesquels la demande explose. Principales raisons: «l’absence des parents et la baisse de la qualité de l’enseignement», évoquent les professionnels des cours de soutien. Ce qui a permis à de nombreuses institutions spécialisées dans le soutien scolaire type mission d’essaimer, avec en sus des prestations destinées à l’aide aux devoirs et à la préparation aux examens. Aujourd’hui, la concurrence pour s’accaparer les élèves de la mission fait rage avec des formules différentes, mais au fond un même principe. Les premiers établissements se sont spécialisés dans les cours de soutien particuliers à domicile comme cela est le cas pour l’école Prof’Elève qui, se targue d’être une des pionnières dans ce domaine. Les autres institutions proposent, quant à elles, des microgroupes dans l’enceinte de l’école. «Ce phénomène est tout à fait bénéfique puisqu’il permet de structurer le marché et le contraindre à quitter l’informel», précise Talal Lahlou, directeur de Myschool.
Si une telle évolution s’est effectuée en si peu de temps, c’est parce que, le marché des cours de soutien pour les missions affiche des tarifs beaucoup plus élevés, voire parfois inaccessibles pour Mr Tout le monde (200 DH/heure, au minimum). Les dirigeants de ces écoles justifient le coût par la qualité du service. «L’expérience a montré que les marocains sont toujours à la recherche d’excellence. Ils sont prêts à payer plein pot pour que leurs enfants atteignent les meilleurs niveaux. Nous devons être à la hauteur de leurs attentes», souligne, Younès El Hassani, directeur général de Prof’Elève. En effet, ces écoles ont apporté de nouvelles méthodes. Toute la particularité réside dans le suivi. Ainsi, avant qu’un élève n’intègre les cours de soutien, il subi un test de compétence qui permet de détecter ses lacunes. A la fin du programme, un bilan périodique est établi. Le choix des enseignants est également un élément important. «Un bon pédagogue n’est pas là pour faire le travail à la place de l’élève, mais plutôt de le coacher pour lui permettre de devenir autonome», conclut Reda Charai, directeur de Pédagogia.

M. O.
 

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